La résilience. Comment la développer

Tout ce que nous faisons dès que nous sortons des chantiers battus engendre de la résistance. L’opposition, souvent mal vécue, est normale ; tout comme la critique, la condamnation et le rejet. Ne pas s’y attendre, voilà ce qui n’est pas normal et revient à se faire bousculer à chaque fois. Nos attentes deviennent responsables de nos grandes déceptions. Nous sommes nés avec une aptitude à la résilience, ou du moins avec les moyens de la développer. Les gens qui ne font pas preuve de résilience sont souvent aussi ceux que nous considérons comme négatifs, nerveux, distraits, mous, chroniquement déprimés, ceux-la mêmes qui cherchent le réconfort en permanence dans les boissons fortes.

Ceux que nous voyons comme résilients ont tendance à manifester une grande vitalité, une capacité à une concentration soutenue, à l’optimisme, à l’enthousiasme, et à la productivité. Les personnes résilientes ne sont pas passives et n’attendent pas que quelqu’un vienne les sauver. Elles ne sont pas des victimes de leurs circonstances. La résilience n’est point une qualité que l’on posséderait ou ne posséderait pas. Ce serait plutôt quelque-chose que l’on fait, une action, un savoir-faire. Un ensemble d’actions, de comportements,  une façon de penser qui peut s’apprendre ; une capacité à faire des choix qui débouchent sur une vie plus satisfaisante. La résilience se résumerait donc en la capacité de faire face à l’adversité, de se plier, de se courber sans se casser, pour mieux rebondir et aller encore plus loin, devenir plus fort, plutôt que de revenir à un état de vulnérabilité. Cela demande un conditionnement, avant, pendant, et après une adversité ou un évènement traumatisant.

Il est impossible de faire face aux difficultés de façon adéquate quand l’on manque de sommeil. Le sommeil est une des conditions incontournables de la résilience. Les différents facteurs qui contribuent à notre résilience peuvent se ranger dans quatre domaines : le physique, le mental, l’émotionnel, le spirituel. Prendre soin de soi physiquement requiert une bonne alimentation, de l’exercice fréquent, du sommeil, de l’activité cérébrale … etc. Vous comprenez où je veux en venir, et pouvez donc compléter la liste pour chaque domaine.

D’autres facteurs qui conditionneraient notre aptitude à la résilience sont l’indépendance, cette perception de notre propre force ; l’énergie (la résilience revient à bien gérer son énergie personnelle) ; la vitalité nous permet de mieux résister aux vicissitudes ; un objectif, un but dans la vie. Quand on a de la conviction et que l’on sait ce qu’on veut et qui on est, ce que l’on croit, nos valeurs, et ce pour quoi l’on est prêt à se battre et même mourir, il devient difficile de nous terrasser, mû que nous sommes par une cause plus grande que nous-même.

Le plaisir est également indispensable à notre aptitude à la résilience.  Il recharge nos batteries. Un sens de l’humour aussi, pour les mêmes raisons. Le courage, non pas l’absence de peur, mais la volonté et la détermination à faire face à ce qui nous fait peur ; la persévérance et l’optimisme qui autorisent tous deux à voir les possibilités. Un ratio élévé d’émotions positives par rapport aux émotions négatives ; un réseau de soutien, des proches qui nous veulent du bien, et surtout, le sentiment d’être absolument soi-même responsable de sa propre existence.

Le plus grand obstacle à la résilience n’est pas génétique, mais bien notre façon de penser. Notre attention  est la maitresse absolue de notre cerveau et la rumination est la première cause de notre stress, celui-là même qui sape notre résilience. Et oui, nos croyances sont responsables de nos réactions et de nos comportements. Contrôlez donc votre attention et vous contrôlerez votre aptitude à la résilience.