Comment savez-vous que votre leader est un lâche ?

Nous vivons à une époque où il est de plus en plus difficile de gérer toutes les informations, les demandes et les défis qui nous guettent. Il faut du courage pour rester ferme dans ce que nous croyons, puis pour amener nos collaborateurs à comprendre ce qui compte vraiment et comment l’exécuter efficacement. Notre capacité à influencer nos collaborateurs est essentielle à chaque étape du processus de réalisation de résultats significatifs. Le courage, pas la brutalité, est l’élément clé de tout leadership digne de ce nom.

Tout leader a la capacité de bousiller la vie de ses collaborateurs et celles de tous ceux qui dépendent de lui ou d’elle. Quand le courage lui manque, il prend des décisions basées sur la peur, et agit pour ne pas perdre, plutôt que pour gagner. Dominé par des émotions négatives, il contamine le lieu de travail et y instaure un climat hostile à toute élévation.   

Nous avons tous peur de temps en temps, et il n’y a rien d’anormal à cela. Nous ressentons une panoplie d’émotions.  Ce qui n’est pas normal, c’est de succomber à la croyance qu’une émotion même aussi puissante que la peur est comparable à une pensée, surtout dans son utilité. Un sentiment et une pensée ont un rôle différent. L’émotion sert à nous informer qu’il se passe quelque-chose en nous. La peur, par exemple, n’a qu’un but, qu’une utilité, d’abord nous informer puis nous inciter à nous protéger d’un danger réel, concret, immédiat, et pas imaginé.

L’activation de l’amygdale correspond généralement à un sentiment de danger imminent. Elle entraîne une inhibition de la pensée, une incapacité de réfléchir d’une façon nuancée, et nous prépare à fuir ou à nous défendre. La peur nous protège en nous repliant sur nous-mêmes, en nous rendant petits, obsédés dans l’instant par la nécessité impérieuse de survivre, coincés, immobiles, puis défensifs ou évitant. Quand nous réfléchissons, nous produisons des pensées essentiellement pour résoudre des problèmes, alors que nos émotions se contentent de nous fournir des informations. L’émotion nous informe d’un danger perçu et ressenti ; la réflexion nous permet de répondre à la question, est-ce un danger réel ? La réflexion, cette production délibérée de pensées, d’énergie créatrice, nous incite à créer une réponse appropriée à la résolution du problème auquel nous sommes confrontés.

Les peurs qui nous assaillent dans nos vies professionnelles habitent souvent dans notre esprit, et sont moins concrètes et immédiates que les dangers que pose un prédateur en chair et en os.  Au bureau, dans la majorité des cas, aucun tigre n’est sur le point de nous dévorer. Le danger y existe malgré tout, mais il y est plus intrigant et plus complexe. Cette peur-là est un choix ! Ce genre de peur est une prédiction négative du futur. Elle semble plus grande plus nous nous y attardons. Quand nous y faisons face, elle diminue et puis disparaît. Son antidote est simplement la créativité. Le courage, qui n’est pas absence de peur, requiert la capacité de vivre temporairement dans l’inconfort, en dépit de la peur.  La peur est le contraire de la créativité.

S’ils se laissent régulièrement dominer par des émotions négatives, nos leaders sont des lâches : « un inconfort interne, physique ou mental, persistant ; une tension physique, l’anxiété, l’insatisfaction comme humeur dominante, l’autocritique, le doute de soi, la négativité ; le manque de confiance en soi, le manque d’enthousiasme, de faibles attentes envers les autres, un manque de confiance généralisé en autrui, l’étroitesse d’esprit, l’envie obsédante d’être aimé et validé, une faible estime de soi, la peur de l’échec, la peur du rejet, une attitude hypercritique envers les autres, la peur de prendre des risques, l’indécision, une attitude de contrôle permanent envers les autres, le besoin d’être et d’apparaitre parfait, la peur de l’embarras, la concentration systématique sur les problèmes ; l’évitement — lorsqu’ils se réfugient dans la distraction, l’amusement ; se trouvent toujours une excuse — ce n’est jamais de leur faute, et blâment tout le monde sauf eux-mêmes ; parlent et agissent sans conviction ; n’assument pas leur rôle ; n’ont aucune autorité ; s’emportent facilement, font régner la terreur ; personne ne sait exactement ce qu’ils veulent — leur communication est loin d’être claire ; ils ne partagent pas et ne vivent pas selon leurs propres valeurs ; ils jouent la sécurité — ne prennent pas de risque ; choisissent la facilité ; font systématiquement primer le consensus ; n’écoutent que ce qu’ils veulent entendre ; récompensent l’effort plutôt que les accomplissements ; sont éparpillés dans leurs pensées et leurs priorités ; cherchent à régler les problèmes de tout le monde sauf les leurs ; n’infligent aucune conséquence si leurs collaborateurs ne font pas ce qu’ils leur demandent ; excusent les mauvais comportements des autres ainsi que les leurs … »  

Toutes autant de déclinaisons d’une peur non maitrisée !  Et vous, quel type de leader aspirez-vous à être ?

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