La Guadeloupe razziée. Qu’est-ce qui a changé ?

La Guadeloupe razziée. Qu’est-ce qui a changé ?

Il est dangereux pour un guadeloupéen de parfaire ses connaissances et sa pratique du leadership. Le chaos, la confusion et le conflit en résulteraient et l’ordre établi serait irréversiblement compromis. Devons-nous rester ignorants et passifs pour autant ?

Est-ce aussi gênant pour vous que cela l’est pour moi ? La Guadeloupe n’est ni ce qu’elle était et certainement pas encore ce qu’elle doit devenir ! Question de vision, direz-vous !

De retour depuis peu sur mon île natale, j’avoue que j’ai du mal à satisfaire la demande persistante d’amis noirs américains qui me réclament des photos des lieux que je fréquente. Quand le climat sanitaire le permettra, ils voudraient pouvoir venir tour à tour me rendre visite, accompagnées de leurs familles. Je remarque sans bien comprendre pourquoi, que mon île ressemble par nombre d’endroits à un dépotoir. Les ordures ne sont pas ramassées. L’eau pourtant abondante et l’électricité sont souvent coupées. Les dents creuses abondent, et des zombies ébouriffés, aux yeux hagards, saouls ou drogués, jaillissent de n’importe où, à n’importe quel moment si vous ne prenez garde. Ils me hantent ces symptômes de notre déchéance ! Je ne peux tout de même pas envoyer aux amis qui me le demandent des photos des lieux que je traverse ! Que me reste-t-il à leur montrer qui ne nécessiterait pas une longue explication pour justifier l’injustifiable ? De magnifiques plages et des forêts luxuriantes ? bateau, me direz-vous !

Le changement dont nous avons tous besoin commencera avec nous, les individus. En fait, un univers ne change que lorsque les personnes qui le composent changent. L’état d’esprit, la conscience individuelle, doivent changer pour permettre à l’action d’amener cette transformation qui engendrera notre fierté à tous de partager un espace de bien-être et de beauté inégalables, dans lequel il fait bon évoluer.  Je rêve me direz-vous, mais c’est exactement ça une vision, c’est un rêve que l’on partage et que l’on s’applique à rendre réalité, ensemble.

Faut-il encore attendre que les réponses aux problèmes qui dégradent notre quotidien et avilissent nos pairs viennent des autres ? Des autres qui n’ont cure de nos maux ? Du leadership, peut-être ? mais qui sont nos vrais leaders ?

Le leadership n’est pas une position. Être nommé leader n’a jamais fait de personne un leader. Vous n’avez besoin de l’autorisation de personne pour être un leader. Vous n’avez pas besoin d’être le plus intelligent ou le plus beau. Vous n’avez pas besoin d’un diplôme. Le leadership est une posture, une décision, un choix, une impulsion. C’est de l’initiative qu’il faut. Le leadership est ACTION. C’est l’initiative, plutôt que la conformité, qui est requise. Il devient un comportement habituel.  Nous voyons un problème qui ne cesse de nous interpeller et nous disons à nous-mêmes, je vais faire quelque-chose. Pas, « Quelqu’un devrait faire quelque-chose. » Je suis la bonne personne. Nous sommes les premiers affectés par les problèmes qui limitent nos possibilités. C’est nous qu’ils dérangent d’abord. C’est donc notre problème !

Prendre position clarifie notre moralité et notre identité aussi. C’est comme cela que l’on apprend à développer la confiance en soi, aussi, en prenant position et en défendant notre point de vue. Nous choisissons tous qui nous sommes dans le monde, ce que nous sommes par ce que nous disons, par ce que nous faisons, et par ce que nous taisons. Nos silences nous révèlent autant que nos coups de gueule. Prendre position, nous oblige à nous affirmer, à défendre nos idées. Nous initions un changement parce que quelque chose ne correspond pas à nos valeurs et nous envisageons une meilleure façon de vivre et de faire les choses.


Le leadership, consiste à prendre ses responsabilités. Lorsque vous prenez vos responsabilités, vous ne pouvez pas être une victime… Prendre 100 % de responsabilités et ne trouver aucune excuse, et ne compter sur personne d’autre pour faire ce que vous savez que vous devez faire. En ne faisant rien, nous contribuons aux problèmes dont nous nous plaignons. Nous sommes coupables ! Nous sommes engagés dans le monde qu’on le veuille ou pas. Assumons. 


Le leadership découle des valeurs, de qui le leader est, c’est-à-dire, nous. Tout commence à l’intérieur, avec et en nous. Pour que les gens suivent votre exemple, il est important de partager vos valeurs afin qu’ils n’aient pas à deviner ce qu’elles sont, et de leur donner des réponses claires et convaincantes sur ce que vous représentez, et ce, à quoi ils peuvent s’attendre.


Le leadership consiste à avoir le courage d’agir malgré la peur. Agir, encore une fois, c’est voir le besoin et décider que vous êtes la bonne personne pour le satisfaire. Il s’agit de faire ce que vous pouvez à votre niveau, en vous concentrant sur ce qui convient, au moment qui convient.


Choisir d’agir et de se mobiliser inspire et met les autres au défi d’agir eux aussi ; de révéler leurs tripes, montrer de quoi ils sont faits. Lorsque vous intervenez, vous incitez les autres à croire qu’ils ont maintenant la permission de s’engager eux aussi. Les gens commencent à se manifester parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas seuls. Ils suivent parce qu’ils croient que c’est une meilleure façon de faire. Mais au fond, les gens n’agissent pas pour vous ; ils font ce qu’ils font pour eux-mêmes. Parce que comme vous, ils croient !

 
Le leadership est un acte d’influence. Ce n’est jamais un acte de contrôle, de coercition ou de domination. Les leaders authentiques vivent selon des croyances et des principes fondamentaux qui attirent les autres.


Le leadership est interaction, entre vous, le leader, et ceux qui vous suivent. Ce qui se passe entre vous et les autres est ce qui est réellement significatif. Le leadership concerne essentiellement nos relations avec les autres ; comment les voyons-nous ? Comme de simples rouages dans une machine, des objets ou de vraies personnes avec un cerveau et une voix ? Déshumaniser les gens signifie supprimer, ou du moins, ne pas honorer leurs aspirations à la liberté et à la justice. Les problèmes auxquels je suis confronté depuis mon retour sapent mon humanité. Je refuse de m’y faire comme on me le demande si souvent, donc j’ai pris mon sabre et ai coupé les herbes folles qui poussaient à la hauteur de l’impuissance des habitants retraités de ma rue. Et puis j’ai fait fermer l’eau qui coulait depuis des années en trombe sur le trottoir malgré les appels répétés des précédents résidents aux services des eaux. Je dois décider de ma prochaine priorité. Pour sûr, la facture arrivera auprès des autorités lors des prochaines élections. Et si l’on conjuguait nos efforts ? voyez-vous le chaos, la confusion et le conflit qui en résulteraient ? Oui, il est vraiment dangereux pour un guadeloupéen de parfaire ses connaissances et sa pratique du leadership.

Disons « non » à la facilité. Trouvons les moyens de dire « oui » à plus de vie. Le manque de développement systématique du leadership a un impact direct sur notre société, et sur son avenir.

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