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SPEC (1)


EXTRAIT

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. »

 Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme (1956)


BOS 1988 MC2

 

Il voulait devenir un géant : J’aurais été un Dieu

Dans ce roman, Michel N. Christophe emprunte les chemins tortueux qu’exige une identité éclatée pour retracer la route d’un exil, celui d’un petit guadeloupéen qui veut devenir grand, forcé de quitter ses repères pour se réaliser. Alain, un orphelin guadeloupéen livré à lui-même, se retrouve confronté à un dilemme et est incapable de faire le bon choix.

 Avez-vous, comme lui, grandi avec des proches qui vous détestent ?  Déjà mis le feu chez vos parents ? Renoncé à un emploi plutôt que de dénoncer vos collègues ? Couché(e) avec votre prof ? Vous êtes-vous égaré dans le plaisir des sens au risque de ne plus retrouver votre chemin ? Tiraillé entre la nécessité de préparer son avenir et la recherche du plaisir, ses frasques sont pour nous autant d’invitations à rire. Quand tout lui dit qu’il n’est qu’un bon à rien, draguer lui sert à se prouver sa valeur, à valider sa masculinité.  Le sexe est le dernier ressort pour un homme autrement impuissant.

L’auteur affine son écriture jusqu’à ne laisser sur le papier qu’une perception des événements qui pourra sembler hermétique au premier abord, puis fluide par la suite. Sa plume capte quelque-chose d’essentiel ; le doute qui nous taraude, le vertige qui nous habite parfois rendant l’avenir incertain. Quand le passé n’est plus un ancrage et que l’on tend vers l’avenir, grandir en stature s’impose pour faire taire l’incertitude.

 Michel N. Christophe fait le pari de s’adresser au cœur à travers cette partie de nous-même qui nous tire vers le bas. Parviendra-t-il à exhumer une vérité essentielle, de celles qui restent trop souvent en travers de la gorge et qui seules permettront à Alain, son personnage, d’enfin prendre racine ?

Le défi est simple : comment devenir un Homme pour enfin reconnaitre ce qu’il y a de sublime en soi-même ?

« J’aurais été un Dieu » est avant tout un récit sur l’héritage, cette part de nous que nous laissons à nos enfants et sur la nature de notre transcendance.

Il saura sans aucun doute bercer votre imaginaire et y planter ces graines qui restent longtemps enfouies mais finissent par vous donner envie de faire germer le géant qui sommeille en chacun de vous.

Michel N. Christophe est un auteur afro-caribéen, né en Guadeloupe, qui cherche à inspirer ses lecteurs à s’épanouir à travers une vie d’audace et d’exubérance.

Jaurais été un Dieu

Avis de lecteurs écrivains

« Drôle, grave aussi, c’est très réussi. »

« … une langue très poétique et un style vraiment original et inattendu… »

« Votre livre est traversé par l’esprit, la légèreté. Il est profond avec délicatesse. Il se déguste comme une gourmandise. Il fait semblant d’être drôle mais c’est dans l’ombre projetée par votre écriture qu’on lit une histoire parallèle, douloureuse, tragique. »

« C’est un livre profond, puissant, qui embarque le lecteur en le privant presque de son libre arbitre, et qui raconte une histoire qui touche, loin, très loin. Le style est fluide, c’est beau, c’est bon. C’est rare… »

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