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QU’EST CE QU’UN COACH EXÉCUTIF ?

Un coach, c’est tout d’abord un œil extérieur, une personne neutre qui est là pour vous aider, et non pour vous juger ou vous donner des ordres.

Un coach exécutif intervient à plusieurs niveaux : l’élaboration de la vision et de la stratégie; l’accompagnement des équipes quelque-soit leur niveau hiérarchique ; intervention individuelle ou en équipe pour développer le leadership des « talents », quelque soit leur niveau hiérarchique.

Le coach n’est pas un psy. Il travaille dans l’ici et maintenant avec un objectif futur précis et non dans le passé. Ce n’est pas non plus un magicien qui va vous apporter les solutions sur un plateau d’argent. C’est un soutien, un facilitateur qui va vous accompagner sur une certaine période et vous aider à trouver VOS réponses. En effet, c’est bien vous, qui, guidé par son questionnement et sa bienveillance, allez cheminer.

Le coach n’est pas là pour vous faire plaisir ni vous conforter dans vos errances. Il peut parfois être amené à vous bousculer gentiment pour mieux vous faire progresser. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de faire appel à une tierce personne, parfois à l’opposé de ce que vous êtes, afin d’ ouvrir le champ des possibles et vous permettre de porter un regard nouveau et différent sur ce qui vous bloque. Il suffit parfois juste de se décaler pour percevoir les choses tout autrement et soudainement comprendre ce qui cloche!
Le coach sera votre meilleur allié pendant un laps de temps que vous aurez au préalable déterminé avec lui. Il va:

• vous questionner,
• vous écouter de manière active,
• vous faire prendre conscience de choses qui jusque lors vous avaient échappé,
• vous donner un feedback régulier,
• vous permettre d’avancer à nouveau en toute sérénité et développer vos compétences
• garder la confidentialité sur tout ce qui est dit et fait pendant ces séances.

Tout le monde peut faire appel à un coach exécutif, pas seulement les cadres supérieurs.
Vous peinez à développer pleinement votre potentiel de leader? Vous avez l’impression d’avoir tout essayé avec tel ou tel collaborateur et la situation s’enlise? Vous rencontrez des difficultés?
L’engagement des collaborateurs est un levier pour une meilleure performance de l’entreprise et le bon comportement de leadership en est garant.

Pourquoi faire l’économie d’un coach pour développer le leadership des talents, quand il vous est clair que son intervention vous permettra d’éclaircir une vision et une stratégie, d’améliorer les relations avec ses parties prenantes et d’accompagner les équipes vers une collaboration intelligente.
N’attendez pas… Faites appel à un coach!

Le coach vous offrira un accompagnement individuel et personnalisé
Le coach vous proposera un accompagnement complet et entièrement adapté à votre objectif de développement.
Un coach professionnel est une valeur ajoutée.

C’est inacceptable !

Je me rappelle une femme qui un matin au tribunal divorçait, puis rentrait chez elle dans l’après-midi avec une nouvelle Mercedes. Je suis son fils spirituel.  

Refusez de me servir et je vous prive de votre tranquillité. Traitez-moi comme un moins que rien, embêtez-moi, et je vous le rends dix fois plus ; manquez-moi de respect et je vous rends la vie intolérable. Contrariez-moi, rejetez-moi, niez-moi, rabrouez-moi, et je m’affirme puis crée ma transcendance. Tout mon être tend vers le devenir. Dites qu’une chose n’est pas possible pour moi, et je la rends possible. Votre NON n’a aucune importance. Un iota de considération, et je n’existerais plus. Vous l’avez deviné, j’ai la mentalité d’un gangster. Je transforme les NONs en OUIs, le malheur en bonheur, le vide en quelque chose, car j’aime ma vie plus que la mort. Votre NON signale le début de mon OUI, jamais sa fin. Il réveille en moi un élan si fort qu’il ne vous donne d’autre choix que de sortir de mon chemin si vous ne croyez pas en l’homme que je veux être. Votre non déclenche mon oui, et vous voulez que je change ?

LES CHINOIS ONT LE FENG SHUI, LES GUADELOUPÉENS ONT LE FANN TCHOU. Y A PAS PHOTO !

Le feng shui est un art millénaire d’origine chinoise qui a pour but d’harmoniser l’énergie d’un lieu de manière à favoriser le bien-être, la santé et la prospérité de ses occupants. 

Le fann tchou, lui, un phénomène social, consiste en une volonté habituelle et délibérée de nuire, de faire du mal, de porter atteinte à l’autre, d’empêcher sa progression… David Nifle clarifie : « Le fann tchou est un empêchement de tourner en rond : mettre des bâtons dans les roues… Dans une société antillaise ayant perdu de vu ces valeurs communautaires, ou le progrès devient individualiste, le fann tchou devient un empêchement porté par au moins un des 7 pêchés capitaux (jalousie, avarice, envie, etc)… Vous prenez une personne, qui a un projet, une mission à remplir, et vous faites tout ce qui est possible pour l’empêcher de réaliser son but. C’est ni plus ni moins que du sabotage et de la sape. »

 
Clairement, le feng shui et le fann tchou n’ont rien en commun. L’un améliore le flow de l’énergie et la qualité de la vie alors que l’autre l’entrave. 

Pour certains comme Patricia BRAFLAN-TROBO dans« Couleur de peau, stigmates et stéréotypes, La légende des crabes à l’épreuve du management » Nestor 2011, le fann tchou ne serait qu’une vue de l’esprit, un préjugé auto-flagellateur, une idéologie autodestructrice que certains véhiculent comme une vérité.

Selon le psychologue clinicien Errol Nuissier, « Le fann tchou est un phénomène comportemental et sociétal d’actualité qui consiste à détruire l’autre ou être jaloux de sa réussite. L’idée du Fanntchou est révélatrice des rapports sociaux notamment au sein des entreprises. » Il évoque le panier de crabes, le refus de voir l’autre réussir. « Ce mode de fonctionnement fréquent envahit la société et l’empêche d’avancer. Cette jalousie chronique est un poison sociétal qui empêche de progresser. »

Le fann tchou touche tous les secteurs d’activité.


Pour d’autres, c’est une réalité vécue et ressentie dans la moelle. Le fann tchou se reconnait dans l’ensemble d’attitudes, de paroles et de comportements réducteurs auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils font preuve d’initiatives, essayent d’entreprendre, comme si seul leur échec apporterait de la satisfaction aux autres, autour d’eux. Ce phénomène n’est pas propre aux guadeloupéens. Notre distinction est de lui avoir donné un nom.

Selon Jean-Philippe Branchi dans un blog de Politiques Publiques ce que « un brillant homme politique Guadeloupéen a surnommé la Fann’Tchou’Mania (serait) Une culture locale, entrepreneuriale et managériale du machiavélisme… une culture animale et cannibale… dont l’unique but est de détruire le génie instructeur, producteur et procréateur de l’élite antillaise… Et ce, pour la faire taire aux profits d’intérêts carriéristes, stérilisants et dangereusement improductifs. »

La poétesse et romancière martiniquaise, Nicole Cage, lance dans une vidéo un coup de gueule contre la culture du « fann tchou » que certains étalent sans complexe sur les réseaux sociaux, n’hésitant pas à démolir leurs compatriotes. Elle ne mâche pas ses mots à l’égard de ceux qui passent leur temps à dézinguer leurs compatriotes. « Qu’est-ce qui nous arrive ? », s’interroge-t-elle, avant d’ajouter : « quand est-ce qu’on arrête de taper sur nous-mêmes. (…) Quand est-ce qu’on s’aime ? Quand est-ce qu’on se respecte ? »

Loin de représenter le comportement de tout le monde en Guadeloupe, le fann tchou reste une tendance marquée chez une tranche motivée et bruyante de la population. Une amie me rappelait récemment avec une citation de l’artiste Zef : « Le problème avec les gens qui ont un esprit fermé … c’est que leur bouche est toujours ouverte… ! »

J’interprétais la Guadeloupe de mon enfance en grande partie au travers du décodeur que me fournissait ma grand-mère bien-aimée. Elles, la Guadeloupe et ma grand-mère, étaient définies par la solidarité, les koudmen, l’entraide, les tontines, la résilience, la bienveillance et l’amour. C’est aussi son enseignement que je décris, l’héritage qu’elle m’a laissé. Cet univers était celui dans lequel évoluait une personne que j’admirais. Certains continuent de s’épanouir dans un univers semblable, et je m’en félicite pour eux. Ce n’est plus le cas pour moi, mais je m’attelle à changer cela.  

La Guadeloupe dans laquelle je suis revenu, que je redécouvre et dans laquelle j’évolue aujourd’hui se veut moderne dans le mauvais sens, et bien ancrée dans l’individualisme. Rien de nouveau pour vous là-dedans. C’est tout à fait inattendu pour moi.

Depuis, ma grand-mère a rejoint nos ancêtres, et de l’au-delà, ensemble, ils veillent sur leur descendance. Dans ma façon de voir, se distancier de ses racines, des valeurs humaines et solidaires qu’elles incarnent, oublier les enseignements du passé, des anciens, reviendrait à tomber dans le piège d’une conception ultralibérale du monde qui favoriserait notre atomisation, et nous vulnérabiliserait pour mieux nous exploiter.

 Quelles perspectives d’avenir le fann tchou nous laisse-t-il vraiment ?

Quel antidote proposez-vous à la philosophie du fann tchou ? Pour ma part, je propose Ubuntu.

ENTRETIEN. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça signifie ?

(LL) Bonjour Michel Christophe ! Merci d’être avec nous. Vous êtes formateur en leadership Transformationnel et à l’origine du concept ProficiencyPlus… avant d’aller plus loin… qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça signifie ?

(MNC) Le leadership transformationnel est le levain de la transformation culturelle qui doit s’opérer au sein des entreprises si elles veulent rester compétitives dans un environnement de crise où plus que jamais l’innovation est le différentiateur. Le leadership transformationnel a un impact très positif sur la performance des entreprises. Il cherche à élever le niveau de motivation et de moralité dans les organisations en permettant à chaque individu de satisfaire ses besoins intrinsèques à long terme tout en assurant la réussite de l’entreprise.

En tant que style de gestion du personnel, le leadership transformationnel se situe aux antipodes du leadership transactionnel ou traditionnel qui se pratique partout – (des relations hiérarchiques rigides…).

La réussite du leadership transformationnel repose sur une maîtrise de l’intelligence relationnelle et des compétences interpersonnelles. Il requiert une relation d’influence orientée vers la performance et la réalisation d’objectifs communs.

C’est dans leur traitement du conflit, de la peur, de l’échec, de la moralité, de l’écoute, de l’intelligence collective, de la communication non-violente, et du conformisme que les leaders transformationnels diffèrent des leaders traditionnels.

(LL) Qu’est-ce que c’est un formateur en leadership transformationnel ?

(MNC) C’est quelqu’un qui accompagne les leaders dans la mise en œuvre de meilleures stratégies de gestion du personnel, du changement, du conflit, en bref, c’est quelqu’un qui les aide à transformer leurs peurs pour gagner et aider les collaborateurs à gagner.


(LL) Sur quoi vous intervenez précisément ?

(MNC) Sur les états d’esprit d’abord, l’attitude, les croyances limitantes, la culture de l’entreprise, la motivation, la stratégie, la créativité et l’exécution.

(LL) Quel a été votre parcours et pourquoi vous vous êtes lancé dans ce domaine ?

(MNC) Auparavant, jusqu’à début 2020, j’étais un des directeurs de programme pour le développement du leadership au sein d’une agence du gouvernement américain, à la CIA pour être précis, où j’ai passé près de deux décennies. Là, non seulement je formais des managers, mais je les accompagnais également en tant que coach exécutif, je suivais leur progression, leur faisais un feedback 360 annuel dont l’issue pouvait avoir une incidence sur l’évolution de leur carrière. Le leadership est trop potentiellement perturbateur pour le laisser entre les mains de gens qui ne se remettent pas en question et ne veulent plus apprendre.

(LL) Vous êtes avant tout coach, le coaching qui fait de plus en plus son apparition aujourd’hui, vous en pensez quoi ? Qu’est-ce que c’est un bon coach ?

(MNC) Je suis avant tout formateur, et ensuite coach, puis linguiste, et auteur. La qualité de notre vie, de notre expérience sur Terre, ainsi que nos productions dépendent précisément de la qualité de nos pensées. Les pensées de mauvaise qualité coûtent cher en énergie, en relations, en santé psychologique, en argent, et en temps.

Habituellement ce que nous appelons penser, se résume à interroger notre mémoire pour y repêcher des solutions aux problèmes. Derrière cette façon de faire, l’idée est que les solutions se trouvent dans notre mémoire si seulement on peut y accéder. Produire des informations stockées dans notre mémoire, les réchauffer pour les offrir comme de la réflexion est une façon de penser très commune, et orientée vers le passé. Elle évite le risque et ne produit que des certitudes ; elle nous maintient dans cette zone de confort où rien n’évolue plus.

Un coach n’offre pas de solutions. Si quelqu’un vous en offre, ce n’est certainement pas un coach exécutif. Un coach interroge et vous aide à trouver vos propres solutions, celles que vous validerez et voudrez mettre en œuvre, celles qui marchent pour vous spécifiquement.

Nos schémas de pensée contiennent des opportunités et leurs propres limites également. La manière de voir le monde que nous adoptons peut nous aider à comprendre comment les choses fonctionnent, et peut aussi nous limiter dans cette même compréhension. Nos modèles mentaux influencent l’image que nous nous faisons du monde, le comportement que nous adoptons, et donc nos résultats.

Le coaching en tant que mode d’intervention favorise la réflexion par un dialogue qui nous aide à découvrir nos propres représentations du monde, à les analyser, à clarifier nos problèmes, nos conclusions, et notre objectif, à sortir de notre zone de confort, à considérer une variété de points de vue, à rechercher des cadres alternatifs d’interprétation, à générer de nouvelles idées, à examiner les implications, à penser et à agir autrement. Amener un client à développer le courage intellectuel nécessaire pour agir reste la clef de voûte du processus. 

Un bon coach porte donc son attention sur la manière de penser de son client, pas directement sur les problèmes du client. Il l’interroge sans peur.  Un problème reste une histoire qu’on se raconte. La matière brute du coach exécutif est la pensée, le processus intellectuel par lequel le client donne du sens à son expérience.

(LL) Qu’est-ce que le coaching exécutif ?

(MNC) Le coaching consiste en un partenariat avec un client dans un processus créatif et stimulant qui l’incite à maximiser son potentiel personnel et professionnel.

Trop souvent ce que l’on appelle coaching en Guadeloupe se résume au coaching de vie, ou coaching en développement personnel, ou encore à la PNL ou programmation neuro linguistique. Les autres types de coaching, comme le mien, sont assez méconnus chez nous.

La pratique du coaching exécutif est un engagement centré sur la personne (pas sur le problème) et conçu pour aider méthodiquement un client à découvrir les possibilités qui s’offrent à lui, et sa propre voie. Un coach ne décide pas à la place de son client.

Le coaching exécutif s’adresse généralement aux dirigeants, aux chefs d’entreprise, aux cadres supérieurs, aux collaborateurs de hauts potentiels, qui souhaitent optimiser leurs performances, et accomplir davantage.  

(LL) Vous faites donc le constat qu’en Guadeloupe il manque sérieusement de leadership à nos managers ? C’est quoi le leadership managérial ? Et en quoi c’est important pour eux d’en avoir ?

(MNC) Le monde change. Il est de plus en plus imprévisible, chaotique, complexe, et rapide. Le management ne suffit pas. Le leadership augmente l’impact du management. Les gens ne veulent plus simplement recevoir des ordres. Ils veulent avoir leur mot à dire sur ce qui les touche de près. Ils veulent que leur travail et que leurs vies aient un sens. Ils désirent davantage d’autonomie, et ont besoin de croire en leur hiérarchie pour trouver plus de motivation. Ils veulent qu’on les laisse tranquille et qu’on leur fasse confiance. Ils veulent savoir qu’ils sont plus que des instruments de production aux yeux de leurs supérieurs, mais des personnes à part entières, comme eux, avec des aspirations, des ressentis, des besoins, des défis, et qu’ils comptent aussi. Ils veulent savoir que ce qu’ils font jour après jour a un impact. Que ça ne compte pas pour du beurre.

(LL) Aujourd’hui quelles sont les difficultés que rencontrent nos managers pour acquérir ce leadership ?

(MNC) Je suis là, disponible, prêt à les former de la façon la plus directe et impactante possible, pour rendre le transfert de connaissance et les nouvelles pratiques aussi facile à absorber que possible. Et j’ai des résultats probants avec mes clients qui reviennent. Mes méthodes sont efficaces. Ils prennent contact avec moi, et on fait le job.

(LL) Tous vos services résident en la possibilité de créer des opportunités de croissance… vous proposez aujourd’hui un service qui s’appelle la conversation anglaise, en quoi ça consiste ?

(MNC) Nous évoluons dans une Caraïbe dominée par l’anglais. S’intégrer dans son environnement consiste aussi à pouvoir négocier avec son voisin dans sa langue, et ainsi accroitre nos opportunités. Il en va de notre survie. L’avenir est caribéen. En plus de la rencontre gratuite en ligne avec nombre de native speakers pour les niveaux avancés, j’offre des cours individuels et des cours en groupe pour débutants et intermédiaire, en distanciel et en présentiel. Quelqu’un d’autre s’occupe de l’arabe, une native.

(LL) Et donc comment on fait, vous proposez un accompagnement ponctuel ? Ou sur la durée ? Comment déterminer le temps que tout cela va prendre pour être aider ? Quelle est la suite pour vous ?

(MNC) Tout dépend des besoins de la personne en face de moi.

(LL) Comment vous joindre ? Comment vous trouvez ?

(MNC) On peut me contacter au 0690 60 40 10 ou par mail

à michelnchristophe@gmail.com ou en allant sur mon site web

à www.michelnchristophe.com

(LL) Merci d’avoir répondu à nos questions. Belle continuation. 

(MNC) Merci à vous de me les avoir posées.

RENDRE VISIBLES LES PAGES ORPHELINES

Les auteurs que je connais se plaignent parfois de l’absence de promotion de leurs œuvres – et de leur personne. Souvent, celle-ci se limite à l’envoi de services de presse et à l’insertion d’un titre dans le catalogue de l’éditeur, s’ils en ont un.

Lire comment le livre de Monique Roffey, auteure britannique d’origine trinidadienne, The Mermaid of Black Conch, rejeté par de multiples maisons d’édition en Angleterre, et finalement publié en pleine pandémie par Peepal Tree Press, fut sauvé de l’invisibilité dans laquelle il sombrait par des bookstagrammers enthousiastes m’a beaucoup inspiré.

Découvrir Henry Darger, révélé par son ancien propriétaire après sa mort, qui a passé une vie de réclusion dans une petite chambre à Chicago où il peignait et rédigeait d’énormes manuscrits sans jamais être découvert ni lu ; autant de ruminations sur les sept années qu’il a passé dans un asile psychiatrique pendant l’enfance, et l’impact que cela a eu sur lui, un écrivain brillant sans lecteurs de son vivant, m’a poussé à réfléchir.

L’auteur est un acteur négligé dans le paysage économique de notre île, la Guadeloupe. Et pourtant, il contribue au rayonnement de nos cultures. Il fait parler de nous. Il attire des touristes. Il génère de l’activité, et pas que pour les imprimeurs, distributeurs, libraires et autres. D’où l’intérêt de le rendre visible.

Les outils de communication de masse se sont démocratisés, il est temps de les exploiter. À mon petit niveau, je veux m’en prévaloir et faire en bénéficier mes collègues. L’objectif est d’augmenter ma visibilité et la visibilité de ceux qui le désirent et ne savent pas s’en servir. Nous avons des choses à dire. Être entendu ou lu ne garantira l’adhésion de personne, mais suffit pour nombre d’entre nous. Pour un auteur, c’est cela avoir sa chance.

Nous nous prenons en charge. Prendre soin de nous-mêmes, ne plus attendre d’être promu par les acteurs traditionnels du livre et de la culture, voilà ce qui s’impose aujourd’hui plus que jamais. Personnellement, je me considère comme un auteur-preneur, donc, cette façon de penser me convient. 

Les voix de demain sont déjà là pour nous permettre de nous repenser. Elles sont nombreuses et pourtant peinent à se faire entendre. Ce que leurs pages orphelines ont à dire dérange souvent. En littérature, trop de gens s’improvisent chiens de garde qui protégeraient l’entrée à l’expression sous des prétextes bidons. Notre patrimoine littéraire ne se limite pas à quatre ou cinq auteurs, toujours les mêmes, comme un regard cursif sur l’actualité littéraire pourrait nous le faire croire.

Les aînés s’impliquent peu dans l’aide à la succession. Ce sont elles, ces voix, qui fourniront les histoires dont auront besoin les cinéastes antillais. Peu de personnes se chargent de les aider à émerger. Trop se contentent de les exploiter.
Les gens ont besoin de s’exprimer et ce qu’ils ont à dire ne pourra plus être canalisé, ou évacué.
Personne ne pourra plus étouffer un cri qui a besoin de sortir, ni empêcher aux autres de dire ce qui doit être dit.
Un livre qui n’est pas ouvert est comme une fenêtre qui reste fermée. Il ne fait pas son travail. On suffoque derrière sans savoir quel vent frais il amène.

Les auteurs veulent être lus, connus, même si vous renoncez en fin de compte à un compagnonnage avec leurs mots, au moins, vous saurez exactement pourquoi vous le faites, et ce qu’ils suscitent en vous, en connaissance de cause. C’est de cela même qu’il s’agit après tout, de connaissance, d’émotion et d’élévation culturelle. Voilà pourquoi nous apportons notre petite touche en proposant des

SOIRÉES LITTÉRAIRES MENSUELLES FILMÉES ET ORGANISÉES AVEC LES AUTEURS, accompagnées de ventes, de dédicaces, de musique et de gastronomie, à chaque fois dans une localité différente où nous aurons été invités.
ENTRETIENS FILMÉS D’AUTEURS PAR D’AUTRES AUTEURS sur un des thèmes de leurs livres, diffusé sur YouTube, Facebook, et Instagram.
ACCOMPAGNEMENT DES AUTEURS DANS LA CONCEPTION ET L’ÉLABORATION DE LEURS OUVRAGES (retours, trailers, chroniques, etc.)
DÉVELOPPER DES BOOKTUBERS, DES TWITBOOKERS, ET DES INSTABOOKERS.
ATELIERS D’ÉCRITURE
ATELIER DE PRISE DE PAROLE EN PUBLIC.
MANIFESTATIONS AUTOUR DES HISTOIRES QUI RELATENT NOS RÉALITÉS ET NOS ASPIRATIONS.

Qui accepte le challenge de la solidarité ?