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LA LITTÉRATURE ANTILLAISE EST MORTE

Paix à son âme. Elle a disparu avec ses derniers dinosaures : Maryse Condé, Ernest Pépin, Patrick Chamoiseau, Raphael Confiant, et la plus jeune, Giselle Pineau.

Qui l’aurait tué ?

Nous tous, dans un effort commun d’indifférence, peut-être ?

Le manque d’intérêt pour une nouvelle génération d’auteurs, peut-être ; le manque de visibilité de nos auteurs (ne parlerai-je que pour moi-même ?) une communication inefficace sur la nouvelle création antillaise, pas assez relayée par les media et les services culturels ; l’aliénation culturelle qui veut que rien de ce qui vient de chez nous ne trouve grâce à nos yeux ; notre manque de soutien mutuel, notre besoin patent de la validation des hexagonaux ; nos réticences à faire un effort pour trouver le plaisir ailleurs que dans la nourriture et dans la danse, notre lent suicide intellectuel et notre abdication face à notre oppression. Je me pose des questions. Serions-nous donc en train de laisser les autres nous conter des histoires dans lesquels nous ne serons jamais plus que des accessoires ?